Pourquoi l’analyse des fréquences de votre didgeridoo va vous aider à mieux jouer !

Dans Techniques par Gauthier Aubé27 Comments

Vous le savez certainement, le didgeridoo n’a qu’une seule note. En effet, contrairement aux instruments « classiques » comme le piano, le violon ou encore la guitare qui utilise plusieurs notes, tout le travail du joueur de didgeridoo sera de décortiquer l’unique note mise à disposition pour en tirer le maximum de son possible.

C’est pourquoi aujourd’hui, je vous propose d’aller voir d’un peu plus près la composition physique de cette note. Et cela passe par l’étude des fréquences qui la compose. En physique, on appelle cela le spectre d’un son. Au-delà de la pure théorie que nous allons aborder, vous serez surpris d’entendre comme cela peut vous aider à développer votre écoute et votre jeu.
Alors prêt à prendre des fréquences plein les oreilles (et les yeux) !?
En avant pour la physique du didgeridoo !

Chaque note correspond à une fréquence

Il faut bien comprendre que chaque note vibre à une fréquence « principale ». C’est elle qui est appelée la fondamentale et qui détermine le nom de la note. Pour le didgeridoo, la fondamentale est donc la note de l’instrument. C’est pour cette raison que l’on parle d’un didgeridoo en do, en ré, en mi… etc.
Ceci étant, vous êtes en droit de me rétorquer : « Ok mais c’est quoi ton histoire de fréquences ?! Je veux dire, concrètement, ça se passe comment ?! »
Bonne remarque, chère lectrice ou cher lecteur, votre pertinence me ravit ! Et bien, on peut définir la fréquence comme suit :

La fréquence est le nombre de vibrations (de l’air) par seconde. Les fréquences sont exprimées en Hertz (Hz). Ce nom trouvant ses origines dans le nom de Mr Hertz qui découvrit ces fréquences.

Voilà un schéma qui vous montre le principe :

Retenez que plus un son sera aigu, plus sa fréquence sera élevée. Et à l’inverse, plus un son sera grave, plus sa fréquence sera basse.

Ainsi la fréquence correspondant à un didgeridoo en RÉ est de 74,43Hz, cela revient à dire qu’un tel instrument fait vibrer l’air 74,43 fois par seconde. Vous comprenez ? Chouette ! Alors, continuons !
Voilà un tableau qui regroupe la correspondance des notes et des fréquences.
Pour infos, la gamme des didgeridoos se situe très très (je pourrais même en mettre un troisième !) majoritairement dans l’espace encadré en rouge du tableau.

Source du tableau : http://colmard.com/Arduino-lecon7.html

Pour faire une petite digression, là où ça commence à devenir amusant c’est que ces fréquences ne s’arrêtent pas qu’aux notes de musiques. On l’entend assez souvent de nos jours : tout est vibrations. Ainsi, le monde sonore n’est qu’une infime partie des fréquences qui constituent notre univers. Voilà un schéma qui montre que finalement la lumière, les couleurs, les ondes radio, les infra-rouges ne sont que des fréquences qui vibrent beaucoup plus vite ou au contraire beaucoup plus lentement que les sons. C’est fou non ?! La première fois que j’ai découvert ça, ça m’a scotché. Je me suis dit : « Mais en fait, quand on fait de la musique, on fait de la peinture, c’est de la peinture sonore. Dingue… ! ».
Après, vous en faites ce que vous voulez… Moi ça m’avait bien amusé.

Source : http://catherine2205.free.fr/physique/spectre_electromag.html

La loi des harmoniques en musique

Passé ce moment poético-métaphysique, revenons à notre sujet bien aimé.
Résumons ce que nous savons maintenant. Nous avons vu que chaque didgeridoo avait sa note et que chaque note correspondait à une fréquence précise. Bien !
Maintenant, on va compliquer un peu la chose. Vous vous en doutez peut-être, mais il n’y a pas que la fondamentale qui vibre quand on souffle dans le didgeridoo. Sinon, on n’entendrait juste un son linéaire que l’on ne pourrait pas faire varier (ou très peu).

Ainsi il existe d’autres fréquences qui se superposent à la note du didgeridoo. Ces fréquences sont appelées les harmoniques et leur ensemble donne le timbre de chaque instrument. Grâce à elles, on peut facilement différencier le son émis par un chanteur de celui émis par une trompette par exemple.

Ces harmoniques ne viennent pas au hasard, elles correspondent à une série très connue des musiciens, car on l’a retrouve partout. Pour les découvrir, il suffit de prendre la fondamentale et de la multiplier par un, puis deux, puis trois… etc
voilà ce que ça donne pour un didgeridoo en Ré :

Nous l’avons vu précédemment, un didgeridoo en Ré vibre à 74,43Hz, cette fréquence représente la première harmonique, elle est notre point de départ.
La seconde harmonique est à l’octave, ce sera donc un Ré, mais plus aiguë, vibrant à 146,84Hz. Ensuite, on monte à la quinte puis à la quinzième…etc… Aïe, je vous perds ?…
Bon, c’est vrai que ça fait beaucoup d’infos, surtout si vous découvrez tous ces termes d’un coup.

Pour dire vrai, l’octave, la quinte et tout le tralala, on s’en fiche pas mal.

L’important c’est de saisir qu’il y a une multitude de fréquences qui sont produites quand vous jouer votre didgeridoo. Et que celles-ci respectent un ordre qui sera toujours le même sur chaque instrument. C’est ordre correspondant à une loi très simple qui est la fondamentale multipliée par 1, 2, 3 …
Je me doutais bien que cette théorie pouvait être lassante. Je vous ai donc préparé de quoi vous dégourdir le cerveau. Voici, pour exemple, à quoi ressemble le spectre des fréquences d’un didgeridoo en RÉ de Crookedstixz.

Nous pouvons voir très clairement, quatre premiers pics en partant de la gauche. Ce sont les quatre premières harmoniques que l’on vient juste d’étudier. Nous avons la fondamentale, qui je le rappelle, est la note du didgeridoo (en ré ici) puis les harmoniques qui suivent. Voilà le même schéma qui vous indique à quoi ces pics de fréquences correspondent.

Harmonique 1 = environ 73,42Hz = Ré, en se rapportant au tableau ci-dessus, nous voyons que c’est bien la note de notre didgeridoo.
Harmonique 2 = 73,42Hz x 2 = environ 146,84Hz = octave = Ré
Harmonique 3 = 73,42Hz x 3 = environ 220,26Hz = Quinte = La
Harmonique 4 = 73,42Hz x 4 = environ 293,68Hz = Quatorzième = Ré

Attention aux amalgames autour des harmoniques !

Les harmoniques sont souvent sujettes à quelques confusions. Dans le didgeridoo ce qui est communément appelé harmoniques, ne sont ni plus ni moins que des voyelles amplifiées comme : O, A, E, ou encore I. Dans ce cas de figure, la langue se positionnera d’une telle manière qu’elle amplifiera une fréquence précise du didgeridoo correspondant à la voyelle articulée. Globalement, ces fréquences sont comprises entre 500Hz et 3500Hz.

Dans cet article, lorsque je parle d’harmoniques, ce sont celles situées dans les fréquences plus graves. Elles sont très proches du bourdon et souvent comprises entre 50Hz (première harmonique d’un didgeridoo en La) et 500Hz.

La principale différence avec les voyelles et ces harmoniques « graves » tient du fait que nous n’avons quasiment pas d’action sur ces dernières. Elles font partie du bourdon du didgeridoo. C’est-à-dire que peu importe les sons que l’on articule avec la langue, ces harmoniques restent présentes.

Pour les différencier, on pourrait très bien dire que les voyelles sont des harmoniques actives, car elles dépendent de notre action. Et qu’à l’inverse, les harmoniques du bourdon sont passives, car elles sont présentes naturellement dans le son.

Ce qui va suivre est encore plus croustillant (oui croustillant, ça change non ?). J’ai enregistré le son de quatre didgeridoos pour vous montrer comment sonnent les premières harmoniques de chaque biniou (je suis un peu fatigué de répéter didgeridoo à tout va !).

Dans ces enregistrements, j’ai amplifié les harmoniques les une après les autres afin que vous les entendiez bien (j’aurais aimé en faire plus, mais le logiciel m’a limité à quatre).
Si vous avez lu mon article sur la psychologie des didgeridoos, vous connaissez les deux principales formes d’un didgeridoo : conique et cylindrique.

Pour l’exercice, je me suis donc amusé à comparer les fréquences de quatre instruments, classés par note et par forme :

  • Deux didgeridoos en Ré : l’un conique (Crooked Stickz) et l’autre cylindrique (Bob Druett)
  • Deux didgeridoos en Do : le premier est conique et fabriqué par Marcos Ferrazza et le second est cylindrique et vient de chez Alex-didg.

En avant pour le son, rien ne vaut la théorie en action !

Didgeridoo conique en Ré de Crookedstixz
Merci à didgeridoo-pasison.com m’avoir permis d’enregistrer ce didgeridoo !

Didgeridoo cylindrique en Ré de Bob Druett.

Didgeridoo conique en Do de Marcos Ferrazza.
Merci à didgeridoo-pasison.com m’avoir permis d’enregistrer ce didgeridoo !

Didgeridoo cylindrique en Do de chez Alex-didgeridoo.

Incidence de la forme d’un didgeridoo sur son spectre sonore

Ca y est vous avez regarder les vidéos ? Vous comprenez mieux maintenant ce que j’ai expliqué plus haut ? Retenez simplement que la plupart du temps les 5 premières fréquences défissent le caractère d’un didgeridoo.
Au passage, avez-vous remarqué la principale différence entre les didgeridoos coniques et cylindriques ?
La forme conique des deux didgeridoos testés amplifie de manière quasi égale les quatre premières harmoniques. Cela a pour conséquence de donner cet effet caverneux et terrien. Rien de plus normal : ses quatre premières harmoniques le rattachent au sol.
Quant aux deux didgeridoos cylindriques, ils n’amplifient que la première harmonique (note fondamentale) et la quatrième, laissant les harmoniques 2 et 3 quasiment inaudibles.

Vous avez peut-être aussi observé que la fondamentale est beaucoup plus « épaisse » chez le Ré de Bob Druett que sur celui de Crooked Stickz. Quand on sait que le didgeridoo de Bob est bien plus large que le second, c’est assez amusant de constater que l’on retrouve cette « anatomie » sur le spectre des deux instruments. Cependant, ça n’est pas le cas chez le Do d’Alex-didg, ce facteur serait peut-être à rapporter au poids du didgeridoo.

Didgeridoo cylindrique en Ré de Bob Druett

Didgeridoo conique en Ré de Crookedstixz

Un didgeridoo qui chante

Au mois de décembre dernier, j’ai commencé à travailler avec Adam, fabricant australien des Crooked Stixz. Au passage, il bosse vraiment très bien, je vous le recommande vivement. J’ai donc reçu un didgeridoo en Ré# qu’il avait fabriqué suivant mes demandes. Dès la première seconde où j’ai soufflé dedans, je suis tombé amoureux de ce didgeridoo. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il chante ! Écoutez plutôt :

Vous entendez cette fréquence qui sonne bien au-dessus des autres ? C’est (encore !) cette quatrième harmonique qui domine le spectre.
Je l’ai amplifié sur le même enregistrement pour que vous l’entendiez bien.

Didgeridoo cylindrique en Ré# de Crookedstixz

Didgeridoo en RÉ#
Fondamentale : RÉ# = 77,78Hz
Octave : RÉ# = 155,56Hz
Quinte : LA# = 233,34Hz
Quinzieme : RÉ# = 311,12Hz
Tierce : SOL = 388,9Hz
Quinte : LA# = 466,68Hz

Pour être sûr que l’on parle de la même chose, je précise que c’est l’harmonique amplifiée qui est la plus à droite dans la vidéo, celle qui vibre à 310Hz. Elle offre une présence chaleureuse au didgeridoo.
Nous avons à faire au même schéma que le didgeridoo en Do d’Alex-didg et le Ré de Bob Druett (tout deux testés ci-dessus). Cependant, la quatrième harmonique est particulièrement présente chez ce Ré#.

Je dis toujours qu’un tel didgeridoo est un instrument qui chante, et croyez-moi, ils sont très rares à trouver. En effet, peu de monde prête attention à cela et donc les fabricants n’axent pas forcément leurs recherches dans ce sens. La plupart du temps, nous cherchons la puissance au détriment de ces fines fréquences.

Conclusion : écoutez (encore et toujours) votre didgeridoo !

Mon espoir est que vous éduquiez votre oreille. Car c’est à mon sens, le seul moyen de développer votre jeu. Encore une fois, on se contre fout de la théorie développée ici. Elle n’est pas importante pour souffler dans un bout de bois ! Quand j’ai commencé à jouer, je n’avais absolument pas conscience de tout cela, et pour tout vous dire, ça me gonflait pas mal !

Moi je voulais juste souffler. Par contre, j’ai rapidement entendu ces didgeridoos qui chantaient. Bien souvent, les autres joueurs ne comprenaient pas pourquoi j’aimais tellement ce didgeridoo plutôt qu’un autre plus puissant et plus facile à jouer. À l’époque, je ne pouvais pas dire la cause de mon amour pour un tel didgeridoo chanteur ! Je me contentais de dire : « Il a une présence dans le son qui est super belle. ».
J’étais bien loin de la rigueur scientifique et j’ignorais complètement la présence de la quatrième harmonique, mais je l’entendais et c’était le principal.

Alors, restez à l’écoute de votre didgeridoo (pour des conseils, regardez cette vidéo). Restez vigilant, tâchez de ne pas vous endormir dans le confort du bourdon et n’ayez de cesse de développer votre écoute !
À bon entendeur. 😉

Commentez, partagez, likez… si vous pensez que cela peu apporter un peu de bonheur et de compréhension à d’autres joueuses et joueurs !

À propos de l'auteur

Gauthier Aubé

Salut ! Je m’appelle Gauthier Aubé et je suis passionné de didgeridoo. J’ai commencé à souffler à la fin de l’année 2001. Et avec le temps, la pratique du didgeridoo est devenu mon métier. Une vraie chance ! Depuis, j’ai sorti deux albums, écrit un livre pour apprendre à jouer et inventé le jeu de carte Wakatou pour créer ses propres rythmes au didgeridoo. Bonne lecture à tous !

Commentaires

  1. Excellent article très intéressant. Petite remarque dans la comparaison conique cylindrique. N’as-tu pas fait une erreur ? Tu parles à deux reprises des cylindriques., quid des coniques ? Une coquille je pense 🙂

  2. J’avoue que tout le tralala sur la physique me dépasse, mais je comprend ce que tu veux dire pour l’avoir expérimenté sans vraiment m’en rendre compte sur les miens. Je te remercie pour tout le travail que tu partages. Om

    1. Auteur

      Je comprends que la physique puisse est barbante (et encore là on reste en surface !) mais si elle peut aider à mettre des mots sur ton ressenti alors, à mon sens, elle aura remplie son rôle ! 🙂

    1. Auteur

      Merci Hadrien 🙂
      Je suis très content de voir l’engouement que cet article suscite. J’y ai passé du temps mais ça m’encourage à continuer dans ce sens ! 🙂
      Et bonne année à toi aussi !

  3. Merci Gaultier pour cette article passionnant! Ca me donne envie de preter plus l ‘oreille sur les harmoniques du didg dorenavant et sur tout autre son d ‘ailleurs 🙂 Ca m a fait penser à un documentaire sur la resonance et la création que je t ‘invite à visionner si ce n est pas deja fait! https://www.youtube.com/watch?v=a_kVTStbSuY .
    ET bonne année!

    1. Auteur

      Merci Adèle pour le lien et meilleurs vœux à mon tour. 🙂
      Je vais aller voir ce documentaire !

  4. Vraiment intéressant et passionnant même pour les débutants, surtout s’ils sont curieux.( sur les leçons de ton disque les harmoniques sont trop belles et je rame, je rame …) Bravo et merci yves

    1. Auteur

      Merci Yves !
      C’est vrai que la précision des harmoniques demandent beaucoup de boulot, et c’est un travail qui ne termine jamais… Patience et persévérance sont de mises !

  5. Gauthier ton article éveille notre attention, nos oreilles seront plus attentives dorénavant.

    Ma fille est bercée par ta musique, tous les matins elle me demande d’écouter ‘Larme de vie’, puis chargé d’ondes positives nous pouvons commencer notre journée.

    1. Auteur

      Cela me fait très plaisir à chaque fois que l’on me dit que ma musique plait aux enfants. C’est un des plus beau compliment que je puisse recevoir, les enfants ont une tel innocence animé de spontanéité. On est sûr que ça vient du cœur !
      Vivent les matins en musique. 🙂

  6. Hello l’artiste ! 🙂 bien sympa et bien banalisé ton article, félicitation.
    C’est intéressant de voir comme chaque musicien est sensible différemment aux fréquences, avec l’exemple des didg « chantant » que tu aimes bien. Car personnellement, a chaque fois que j’enregistre des didgeridoo qui ont des harmonique 3 ou 4 bien présente, je les baisse à l’équalisation, je n’aime pas comme ça tinte le son en fait 🙂
    A bientôt !

    1. Auteur

      Ah oui ça c’est rigolo, purée c’ets fou, comment ne peut-on pas aimer cette si belle fréquence. 🙂
      On pourra s’organiser un échange de didg : je te file les miens qui « ne chantent pas » et tu me refiles les tiens qui « chantent ». 😉

  7. Hello Gauthier,
    super création ton article, je ne te connaissais pas ce coté scientifique!
    Bien plus appétissant que le  » traité des objets musicaux » de Schaeffer!
    Bon, je reprends mon bâton de pèlerin, afin qu’il me souffle quelques bizharmoniques.
    a bientôt;-)

    1. Auteur

      Salut Pascal,
      Et oui un peu de science ne fait pas de mal !
      Finalement, la science pourrait se résumer à l’observation des phénomènes afin d’en tirer des hypothèses puis vérifier par l’expérience celles-ci. Ce qui revient à faire ce que nous faisons durant cours, à savoir observer les mouvements de notre langue, lèvres, joues, mâchoire…
      Je vais aller voir ce traité des objets musicaux mais rien que le nom me fait peur ! 🙂

  8. Merci pour cet excellent article ! As-tu remarqué si certains bois généraient plus ou moins d’harmoniques ?
    Quel logiciel utilises-tu pour faire les analyses ? Tu connais l’équivalent pour PC ?

    1. Auteur

      Pour les bois, je n’ai pas poussé la question si loin. Il faudrait des didgeridoos à la configuration identique dans des bois différents, ce que je n’ai pas sous la main. Ça serait plus à un fabricant de didgeridoo de faire cette chouette expérience (quelqu’un est motivé ? :)). Ceci-dit en allant voir divers luthiers ou facteurs d’instruments, on a peut-être des chances de trouver des pistes.

      Pour le logiciel, j’utilise Logic Pro, dans l’EQ de base, il y a une fonction pour afficher le spectre des fréquences. Je pense qu’en tapant sur Google : logiciel spectre fréquence tu devrais trouver…

  9. Salut Gauthier

    Je trouve cet article très intéressant. J´ai une remarque et deux questions.

    Je ne comprends par la phrase : « Rien de plus normal : ses quatre premières harmoniques le rattache au sol ». Peux tu élaborer ?
    En passant, il y a accord pour le verbe : « le rattachent » 🙂

    La première question porte sur les didgeridoos qui chantent (soir et matin). Est ce que la voix peut favoriser l´amplification de cette 4ième harmonique. Quand je joue, certains jours, j´ai l´impression que le didg « chante ». Peut-être que ces jours là, j´ai juste une oreille plus attentive ou que quelque chose dans la pièce amplifie une fréquence.

    Le deuxième question porte sur d´autres harmoniques qui pourraient faire « chanter » le didg. Est ce le cas ?

    Bonne journée et encore merci pour cette analyse.

    Manu

    1. Auteur

      Salut Manu,
      Merci pour la coquille, elle est corrigée. 🙂

      Pour la phrase : “Rien de plus normal : ses quatre premières harmoniques le rattache au sol », je voulais dire par là qu’un didgeridoo conique à ses quatre première harmoniques très présentes. Celle-ci, comme on l’a vu se trouvent dans les basses fréquences et les bas médium. Elles renforcent donc les basses du bourdon. Dans ma tête, les basses sont rattachées à la terre, tandis les harmoniques et toutes les hautes fréquences ont le côté aérien du ciel. Ainsi, le fait d’avoir ces quatre harmoniques renforcent le côté « terre » du didgeridoo et donc le « rattache au sol ».

      Est ce que la voix peut favoriser l´amplification de cette 4ième harmonique.
      Je n’en suis pas certains mais je pense que oui. J’ai pu aussi remarquer que la voix aidait à faire ressortir certaines harmoniques du bourdon, en revanche je ne sais pas lesquelles et si celles-ci sont modifiées en fonction de la tonalité de la voix et de l’ouverture de gorge. De nouvelles recherches en perspective…

      Peut-être que ces jours là, j´ai juste une oreille plus attentive ou que quelque chose dans la pièce amplifie une fréquence.
      Soit ton oreille, soit la position de tes lèvres, soit l’ouverture de gorge, soit comme on vient de le voir la voix… Il peut y avoir pas mal de raisons à ça. 🙂

      La deuxième question porte sur d´autres harmoniques qui pourraient faire “chanter” le didg. Est ce le cas ?
      Je ne sais pas ! Je dirais que oui mais c’est encore à vérifier suivant les didgeridoos. Je pense cependant que ce sont très souvent la 3 ieme ou la 4 ieme qui chantent car elles font parti des basses fréquences du bourdon (harmoniques passives) mais sans être trop proche de la note du didgeridoo.

      J’espère t’avoir éclairé !

  10. Merci Gauthier.
    En effet sur le thème du « chant » du didgeridoo, il y a des idées à creuser. Continue de nous faire part de tes avancées.

    Manu

  11. Super intéressant!
    Quel logiciel et quel micro utilises-tu?

    Où et comment obtenir un Didge qui chante?

    J’ai encore du mal à m’y retrouver dans les notes et les gammes pour choisir un Didge dans le sens où tu dis que ça commence au La je crois, alors que pour moi c’est Do le plus grave….

    Merci

    1. Auteur

      Salut Niko,

      Désolé pour mon temps de réponse, Le Rêve de l’aborigène était le week-end dernier… J’ai utilisé Logic Pro pour faire le test.
      Pour obtenir un didg qui « chante », là il n’y a pas de secret, il faut en essayer encore et encore et développer son oreille. Pas de recette miracle pour ça… 🙂
      Le Do est le plus grave si on commence la gamme en Do mais tout comme le piano a encore des notes après un Do au centre de celui-ci, le didg a des note plus grave que le Do. J’espère t’éclairé ! …

    1. Auteur

      Je suis justement en train de mettre tout en place. Elle sera en vente via mon site dans les prochains jours. 🙂

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