4 critères essentiels pour comprendre la psychologie de votre didgeridoo !

Dans Fabricants de didgeridoo, Techniques par Gauthier Aubé20 Comments

Un didgeridoo, c’est comme un être humain, il a son propre caractère ! Il peut être tête en l’air ou être carrément pesant. Tous les joueurs vous le diront, un didgeridoo est unique. Alors qu’est-ce qui définit le caractère d’un didgeridoo ? Et comment savoir s’il est bien adapté à votre jeu ? Pour vous aider à mieux comprendre, voici les 4 grands critères majeurs qui régissent la «psychologie » d’un didgeridoo !


Ces 4 grandes familles se subdivisent chacune en deux extrêmes, formant ainsi des paires. Chacun de ces opposés aura ses avantages et ses inconvénients. En les comprenant, vous serez à même de mieux choisir un didgeridoo et surtout d’apprendre à le connaître. Car un bon didgeridoo est avant tout un didgeridoo dont la personnalité résonne avec la vôtre.

1. Tout d’abord, la forme générale du didgeridoo

On peut résumer un didgeridoo à deux formes majeures : conique et cylindrique.
La plupart du temps, un didgeridoo est un métissage de ces deux critères. Il est assez amusant de remarquer que ces deux formes sont distinctement représentées chez les Aborigènes, par le Yidaki (conique) et le Mago (cylindrique), offrant deux styles complètement différents.

Le didgeridoo conique : dynamique et puissant

didgeridoo-conique-gauthierIci, imaginez un gaillard bien dynamique. En effet, sa colonne d’air offre beaucoup de pression ce qui développe un gros volume sonore. Ce sont des didgeridoos très adaptés pour jouer dans la rue par exemple, de grandes gueu*** quoi. Les attaques langues sont très faciles à jouer, car la pression fournit une grande résistance. Le son a une tendance unidirectionnelle. On a souvent le sentiment avec cette forme que la vibration est projetée droit devant.
Enfin, toutes les techniques qui jouent avec la pression (sous-vibration et survibration) seront logiquement simples à jouer.

Néanmoins, un didgeridoo trop conique aura un son agressif, beaucoup trop tendu, là on est clairement avec un gars nerveux ! Typiquement, ça n’est pas le didgeridoo pour faire de la relaxation !
Les harmoniques seront comme étriquées, enfermées. La basse sera étouffante, voire fatigante. Elle prends trop de place. Comme si elle enfermait le son dans un espace clos. Enfin, les techniques des joues seront délicates à jouer par manque d’espace dans la colonne d’air.

Le didgeridoo cylindrique : souple et plein de douceur

didgeridoo-cylindre-gauthierSi la forme conique développe le dynamisme, la forme cylindrique elle, apporte la douceur. Imaginez quelqu’un de doux et de tranquille. Le son est rond, enveloppant. Vous l’aurez compris, ce type de didgeridoo est plus enclin à la méditation. Les techniques de joue sont faciles à développer. La basse est enveloppante. Les vibrations semblent remplir la pièce et les harmoniques se sentent libres de résonner tant cette configuration offre de la douceur.

Cependant, comme ci-dessus, si cette forme est poussée à l’extrême le didgeridoo perdra en jouabilité. Un peu comme si notre homme était tranquille dans le canapé mais difficile à motiver. Il faudra donc beaucoup d’énergie pour jouer toutes les articulations (langue, lèvres…). De plus, les sous-vibrations et survibrations seront difficiles à passer.
Enfin, le volume sonore sera assez limité et le son ne semblera pas s’épanouir. Notre bonhomme parle tout bas, sa voix n’est pas projetée.

2. Ensuite, la taille du didgeridoo

taille-didgeridoo-gauthier-aubeLa longueur d’un didgeridoo influence énormément son acoustique. Pour bien comprendre ce qu’apporte ce critère, nous allons partir sur deux extrêmes : petit et grand. Bien souvent, un didgeridoo classique est une moyenne de ces deux facteurs. Ainsi, la plupart des didgeridoos ont une taille comprise entre 1m40 et 1m80. Comprenez que pour la même forme donnée (conique ou cylindrique), plus un didgeridoo sera long plus il sera grave (LA, SI, DO) et plus il sera court plus il sera aiguë (FA, SOL).

Didgeridoo long : du sérieux avant tout (au-delà de 2 mètres)

Ici, notre ami a une facilité pour parler de choses « graves » et sérieuses. Sa longueur lui offre un son profond. Tellement profond que l’on peut facilement prendre l’image d’une caverne. Vous n’êtes plus sur terre, mais sous terre. Un didgeridoo long aura des effets de résonance très intéressants avec les attaques langue. Il offrira aussi beaucoup de facilité aux jeux liés à la pression (survibration et sous-vibration).

Néanmoins, ce type d’instrument peut rapidement devenir sombre, allant jusqu’à dégager une atmosphère lugubre. Notre personnage empreint de profondeur peut virer vers une gravité pesante. La longueur augmentant, la note de l’instrument devient de plus en plus grave, ce qui n’arrange rien.
Ceci étant, jouer un morceau sur scène avec un didgeridoo long est souvent du plus bel effet. La tessiture du son est tellement différente que cela créer un joli contraste.

Didgeridoo court : de la joie de vivre ! (en dessous de 1m40)

Nous avons ici un petit bonhomme plein de joie avec un discours clair et léger. Ses harmoniques seront souvent claires et chantantes, sa vibration légère. Sa courte taille limite l’aspect sourd des basses et laisse ainsi facilement briller les sons clairs.
En revanche, s’il est trop court il tombera dans la superficialité. La légèreté de ses paroles finira par prendre trop de place et réduira cruellement sa profondeur. Il manquera tout simplement quelque chose et l’envie vous prendra certainement d’aller chercher un peu de longueur.

3. L’ouverture de la colonne d’air : l’ouverture au monde

dimaetre-didgeridoo-gauthierCe critère me tient particulièrement à cœur ! Cependant, je préfère vous prévenir, je risque de ne pas être tout à fait neutre dans cette affaire. Puissiez-vous pardonner mes prises de positions tranchées. Mais promis je vais faire de mon mieux pour rester diplomate !

Pour résumer ce trait de personnalité, nous aurons deux tailles possibles de perce. À cela s’ajoute un troisième diamètre, qui est l’équilibre entre ces deux extrêmes. Ces trois dimensions sont en lien intime avec la forme du didgeridoo (conique / cylindrique). Notez aussi que lorsque je parle du diamètre de la perce c’est bien le début de la colonne d’air interne du didgeridoo. C’est la taille une fois l’embouchure retirée, le véritable départ de la colonne d’air.

Petite perce : un langage précis (moins de 35mm)

Ici, le didgeridoo est très fin et sa voix est précise. Sa facilité de jeu lui donne beaucoup de charme.

Tout le monde est sensible au charme.

C’est donc en toute logique qu’on retrouve ce type d’instrument partout. Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas un grand fan de ce charme facile.

Et ce pour deux raisons :
• La première est qu’un didgeridoo commençant à cette taille à de gros risques d’avoir une forme purement conique. Il faudra donc être très vigilant aux points faibles cités ci-dessus : le nerveux peu vite se la ramener !
• La seconde est que le son peut rapidement être enfermé et ne pas résonner. La vibration est enfermée. Notre homme a une voix nasillarde, loin des jolies voix chantantes.

Mis à part en France, cette taille d’ouverture est le standard dans le monde. À vrai dire, à part le charme que dégage sa facilité de jeu, je ne comprends pas vraiment pourquoi. Une autre explication serait que ces didgeridoos sont souvent puissants due à leur forme conique…

Bon… Je vais quand même mettre un peu d’eau dans mon vin…
Rassurez-vous certains fabricants arrivent tout de même à créer des instruments de qualité avec ce type d’ouverture……….
….. Mais quand même je ne les aime pas… hum après réflexion je n’ai pas mis beaucoup d’eau dans le godet… ! Bref, j’ai encore du chemin sur la voie de l’amour universelle.

Moyenne perce : le juste milieu ? (36mm à 45mm)

NB: Je commence à 36 mm pour vous donner un ordre d’idée, ceci étant ça n’est qu’une approximation toute subjective.

Nous voilà déjà dans un didgeridoo plus ouvert. Ici, il chante déjà nettement plus que son prédécesseur et le son est bien plus équilibré. Pour ma part, je ne joue quasiment pas de didgeridoo en dessous de 40 ou 42 mm d’ouverture, grand minimum.

À ce stade, le didgeridoo garde tout de même de la pression et de la jouabilité tout en étant résonant. On commence à avoir une forme inspirée du cylindre tout en restant dans le conique. C’est à mon sens, la taille d’ouverture la plus équilibrée. Il se situe entre les deux extrêmes. Et comme l’a si bien dit Bouddha : suivez la voie du milieu.

Large perce : de l’ouverture à la dispersion (45 mm et plus)

Dans ce cas de figure soyez-en sûr, vous avez devant vous un gros pépère ! Il est large et le moins que l’on puisse dire c’est que ça se voit et ça s’entend. La colonne d’air est plus difficile à faire vibrer de par son imposant volume. Les joues sont heureuses pour faire ce qu’elles souhaitent, les attaques gorge aussi, tout comme les harmoniques.

Toutefois, la forme est largement inspirée du cylindre avec tous les risques que cela sous-entend. Là où un didgeridoo à petite perce sera enfermant, un didgeridoo trop ouvert aura le risque d’être trop « dispersé ». Le son ne se tient plus, la basse devient sourde et peut même noyer le son.
Pourtant, si ce genre d’instrument est bien équilibré, il devient d’une douceur incroyable (cylindrique). C’est certainement, la catégorie la plus difficile à jouer, mais à mon sens la plus mélodique. D’ailleurs, souvent les néophytes tombent amoureux de ce genre de son. J’ai un didgeridoo d’Alex de ce type avec une perce à 50mm, c’est l’un de mes meilleurs instruments.

4. Le poids de l’instrument : un facteur souvent négligé

arton1709Le poids d’un didgeridoo découle de deux facteurs. D’une part la densité du matériau utilisé et d’autre part l’épaisseur de ses parois. Vous pourrez donc avoir un didgeridoo aux parois fines, mais au bois dense qui sera l’équivalent d’un didgeridoo à l’épaisseur généreuse dont le bois est très léger. Pour simplifier l’article, je vais parler de l’épaisseur du bois et non de sa densité. Disons que dans notre exemple, notre didgeridoo aura un bois d’une densité moyenne.

Parois fines : un didgeridoo aérien

Des parois fines amèneront un didgeridoo très léger. Sa compagnie est très agréable, on peut faire tout ce que l’on souhaite avec ! L’avantage c’est que tout d’abord votre didgeridoo sera… léger ! C’est bête à dire, mais c’est important à prendre en compte. Tant au niveau transport que lorsque vous tenez votre didgeridoo en jouant. La légèreté est un vrai plus en termes de confort. En outre, s’il est léger à soutenir, il aura aussi l’avantage d’être léger à jouer. J’entends par là que le son sera aérien et donc très facilement manipulable. Si vous désirez vous balader ou vous envoler, c’est possible.

Toutefois, un didgeridoo trop léger pourra être beaucoup trop éthéré et sa basse en pâtira. La note sera instable et les fréquences basses manqueront cruellement de densité. En gros, votre bonhomme risquera de ne pas avoir les pieds sur terre et aura la tête dans les étoiles.

Parois épaisses : un didgeridoo terrien

Dans ce cas de figure, on aura un didgeridoo lourd, tout du moins d’un certain poids. Son gros avantage, à l’inverse du didgeridoo léger, sera la densité de sa basse. Celui-ci est définitivement ancré sur terre ! Sa basse sera souvent de qualité et le son d’une stabilité à toute épreuve.

Par contre et toujours dans le même principe, trop de poids le clouera au sol. Inutile d’essayer d’atteindre les hauteurs des chants célestes. Votre didgeridoo sera lourd à porter et à jouer. Autant le didgeridoo léger sera un cerf-volant, autant ici vous aurez un vrai poids lourd. C’est un peu comme si marchiez avec des bottes dans un chemin de terre une fois la pluie tombée. Vous sentez la terre ? Et bien, c’est exactement ça avec didgeridoo trop lourd. Il est pesant !

Concilier ces critères pour trouver le juste équilibre

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Naturellement, cette courte présentation des diverses personnalités de notre vieil ami est loin d’être exhaustive. Vous l’aurez compris une forme n’est pas mieux qu’une autre (à part les faibles diamètres ! 😉 ).

Tout comme chacun de nos traits de personnalité, l’ensemble est cohérent et se complète parfaitement. Tout l’art de la fabrication d’un didgeridoo sera de trouver l’équilibre le plus juste entre ces polarités. Le but étant de créer un instrument au plus proche du style voulu et pas trop névrosé si possible !

“La vérité est le point d’équilibre de deux contradictions.”Proverbe Chinois

Souvenez-vous : notre rôle est de le laisser s’exprimer. Nous n’avons qu’à l’écouter. Chaque didgeridoo est porteur de rythmes et de sons bien à lui. Et avec un peu de pratique, vous verrez que dix secondes sont largement suffisantes pour cerner le caractère de l’individu !

L’important en tant que joueur sera d’intégrer ces différentes indications, en somme d’étudier la morpho-psychologie du didgeridoo. En effet, le piège classique est d’espérer LE didgeridoo parfait qui concilierait tous ces opposés. Il serait alors déconnecté de toute réalité physique. Vous demanderiez l’impossible au fabricant de didgeridoos.

Un peu comme si vous espériez LE compagnon ou LA compagne parfait(e) pour votre vie. Vous risquez de chercher longtemps. (Bien que la perfection soit soumise à de nombreux critères très objectifs, mais c’est un autre débat !)

Conclusion : fabricant et joueur, un travail complémentaire

À mon sens, le but de la pratique du didgeridoo se résume à se découvrir soi-même à travers son instrument. Si vous savez ce que vous aimez jouer, si vous êtes à l’écoute de votre instrument, alors il vous sera possible de saisir le didgeridoo qui est fait pour vous. Car vous saurez quel caractère vous convient le mieux.
Le fabricant, quant à lui, travaille sa connaissance physique de l’instrument. Il se doit de partir en quête des rouages secrets qui régissent l’acoustique et la jouabilité d’un didgeridoo.

Ainsi, le fabricant façonne le corps et le joueur souffle l’esprit.
Et ce travail d’équipe donne vie à la musique.

Vous avez aimé cet article ? Alors si vous pouviez m’aider à le faire connaitre, ça serait super chouette ! Partagez-le sans compter. 🙂 Et si vous avez des critères à ajouter, postez-les dans les commentaires, ça aidera plus d’un joueur !

Source des illustrations :
Stephane Bouillet, tirée de la « Méthode de didgeridoo » que j’ai écris.

À propos de l'auteur

Gauthier Aubé

Salut ! Je m’appelle Gauthier Aubé et je suis passionné de didgeridoo. J’ai commencé à souffler à la fin de l’année 2001. Et avec le temps, la pratique du didgeridoo est devenu mon métier. Une vraie chance ! Depuis, j’ai sorti deux albums, écrit un livre pour apprendre à jouer et inventé le jeu de carte Wakatou pour créer ses propres rythmes au didgeridoo. Bonne lecture à tous !

Commentaires

  1. Super top ! Pour ma part debut de colonne 50 , conique et pour la plus part en do , c est la que je prend mon plaisir !

    1. Auteur

      Un diamètre à 50 qui part en conique, tu dois avoir un sacré pavillon au bout ! 🙂

  2. Ouais. C’est de la discrimination.

    😀

    « Ainsi, le fabricant façonne le corps et le joueur souffle l’esprit.
    Et ce travail d’équipe donne vie à la musique. »

    C’est beau ça!

    Je te l’ai pas encore dit mais pour moi t’es vraiment le maître Yoda du didgeridoo, superbe article une fois de plus!

    1. Auteur

      Il est super cool Yoda.
      Je prends le compliment ! 😉

      Ps: Au moins c’est de la discrimination presque-assumée. 😀

  3. Pingback: Quelle note choisir pour débuter au didgeridoo ? - Gauthier Aubé | Tout sur le didgeridoo !

  4. Hello! Super tes conseils, ça aide vraiment bien à s’orienter dans le monde des tubes 😀

    Pour toi, quel serait le matériau qui offre le plus large choix de physionomie (densité, poids, diamètre, forme)?

    Sinon pourrais-tu développé les avantages/inconvénients de chaque matériaux (Euca, Bambou, Chanvre, verre, agave…)

    Merci.

    1. Auteur

      Salut Nicolas,
      Pour ta première question, à mon avis rien ne remplace le bois, ou pour le dire autrement, je n’ai rien essayé qui sonnait aussi bien que le bois avec autant de possibilités de création.
      Quant aux avantages et et inconvénients des différents matériaux, il faudrait que j’en fasse un article complet. Je vais y réfléchir. 😉

    1. Auteur

      Je ne suis pas botaniste mais l’agave et le bambou ne sont pas considérés comme du bois. D’ailleurs, le didgeridoo en agave est la fleur de l’agave…. Cependant je ne saurais dire quelle « matière » c’est exactement ! Mais pas du bois. 🙂

  5. Salut Gauthier!
    Penses-tu qu’une petite perce est moins « problématique » au niveau résonance avec une embouchure non rapportée?

    Merci!

    1. Auteur

      Salut Niko,
      Peux-tu préciser ce que tu appelles une embouchure non-rapportée ? Ça m’aidera à te répondre ! 🙂

  6. Une embouchure taillée directement sur la perce et non ajoutée à cette dernière.

    Tu vois?

    1. Auteur

      Merci pour la précision, ça m’aide. 😉
      Alors si ton embouchure est taillée directement dans le didge ou ajoutée, cela ne changera rien à la résonance de ton didgeridoo (ou peut-être un peu mais alors ça sera tellement infime que l’on entendra aucun différence). J’espère que ça t’aide !

  7. Ok ok. Bon… J’espère que le didge à petite perce que je vise sonnera tout de même bien (embouchure-perce 3 cm, cloche 9 cm).

    1. Auteur

      Je pense qu’il y a un malentendu. L’embouchure est uniquement l’endroit où tu poses tes lèvres. La moyenne est de 30mm de largeur. Ensuite, tu as le début de la colonne d’air, qui est ce que l’on appelle la perce. Cette perce peut être aussi de 30mm au départ (auquel cas l’embouchure et la perce se confondent) ou bien plus large et là l’embouchure prend tout son sens. C’est peut-être plus simple que l’on en parle au téléphone si tu as des questions. Je te contacte par mail. 🙂

  8. Oui c’est bien de cela qu’il s’agit : l’embouchure se confond avec la perce car elle n’est pas « rapportée » ; et toutes deux font donc 3cm de diamètre intérieure.

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